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Découvrir Montélier

 

Objets romains retrouvés

SON HISTOIRE

Les origines de Montélier :

Montélier est l'un des exemples les plus septentrionaux des villages perchés que l'on retrouve tout autour du bassin méditerranéen mais qui, au Nord, ne franchissent pas la rivière Isère. De son passé, il conserve de modestes mais significatifs vestiges.
Retracée en grandes lignes sur la Fresque des Générations, l'histoire de Montélier est liée, dans la conquête romaine (121 - 117 avant Jésus-Christ), au destin de la région valentinoise.
Différents objets (dolium, vase...) retrouvés en divers quartiers de la commune attestent la présence d'un habitat romain dès le début de notre ère.

A partir de l'an mil, une partie au moins de la population abandonne la plaine et se regroupe sur un « petit mont », d'où le nom de Montélier.

Dès le début du 12ème siècle, Montélier est une terre du fief des évêques de Valence, qui y détiennent les droits de justice et y perçoivent les redevances féodales.
La terre de Montélier devait à l'origine appartenir à une famille éponyme, tombée ensuite sous la suzeraineté des évêques de Valence. Le plus anciennement connu de ses membres pourrait bien être l'un des personnages les plus célèbres du Moyen Age, Adhémar, prévôt de la cathédrale de Valence, évêque du Puy et légat du pape au cours de la 1ère croisade, dont il avait été l'un des promoteurs.
Les cultures et l'élevage sont les seules activités mentionnées à Montélier au Moyen Age.
En 1390, François de Sassenage s'étant plaint de la modestie de ses revenus auprès du pape Clément VII reçoit la terre de Montélier.

L'histoire de Montélier
En 1475, Louis XI érige Montélier en baronnie pour Jacques de Sassenage.
Territoire malmené par les guerres de religion, Montélier n'échappe pas non plus à la terrible peste de 1586.
La paix revenue, le jour de l'Ascension, en 1599 et 1601, les montéliens se joignent aux habitants d'Alixan pour se rendre en pèlerinage à Saint-Antoine.
Durant l'Ancien Régime, le seigneur se fait habituellement représenter à Montélier par un châtelain chargé de faire respecter ses droits. Ce châtelain est choisi parmi les notables locaux ou dans sa propre famille.
La communauté est administrée par deux consuls, assistés de receveurs ou de trésoriers à la fin du 17ème siècle. Les deux magistrats sont élus par l'assemblée des chefs de famille, ce qui ne va pas toujours sans quelques difficultés.
En 1710, les consuls demandent l'institution d'une amende pour les habitants qui refusent d'assister aux assemblées consultatives publiées à l'issue de la messe et convoquées à son de cloche.
La révolution ne paraît pas avoir soulevé de troubles majeurs à Montélier. On peut seulement noter la constitution, comme dans plusieurs communautés de la plaine, en 1791, d'une Société Républicaine, « fille » de la dynamique Société des Surveillants de Valence, et la bénédiction du drapeau du régiment du chef-lieu le 1er juillet 1792.
Jusqu'à la seconde guerre mondiale, Montélier connaît l'existence paisible d'une commune à vocation entièrement agricole.
L'agriculture se modernise avec le creusement, entre 1875 et 1881, du Canal de la Bourne qui étend progressivement les possibilités d'irrigation. Les premiers essais d'un tracteur, d'origine américaine, ont lieu à Montélier en 1916.
Dans le même temps s'améliore le confort des habitants du village, doté de quatre bornes-fontaines en 1880 et de lavoirs publics inaugurés en 1913. L'électricité arrive au village dès 1910 et gagne la campagne après 1930.
Prédominance des activités agricoles, pérennité des convictions religieuses, mais aussi ouverture sur le monde, ainsi se présente Montélier au milieu du 20ème siècle, à la veille de profondes transformations.
Son développement récent :

L'urbanisation de Montélier date du premier remembrement des terres agricoles et de l'établissement d'un Plan d'Occupation des Sols dans les années 1970.
La situation géographique privilégiée de la commune, à 10 minutes en voiture de la périphérie des agglomérations valentinoise et romano-péageoise, et les demandes pressantes de terrains à bâtir ont favorisé l'émergence de lotissements et l'afflux d'une population nouvelle sur la commune.
Pour faire face aux nouveaux besoins qui en ont découlé, la commune a investi dans divers équipements publics.
L'aménagement du territoire a permis le développement de la commune dans de multiples domaines. Une vie économique intense s'est développée à partir de 1985, amenant plus de 700 emplois à Montélier.
L'aménagement des espaces publics, les plantations et le fleurissement concourent à l'amélioration du cadre de vie.
Montélier dispose aujourd'hui des équipements nécessaires à la vie locale et associative. Les associations proposent des activités très variées permettant la pratique du cirque, de l'informatique, du football comme l'apprentissage de la peinture ou la connaissance littéraire.

 

Le château de Monteynard

 

L'église Saint-Prix

Son patrimoine :

L'église Saint-Prix :

Restaurée en 1830 sous le curé Baucaire, Saint-Prix était devenue, à la fin du 19ème siècle, trop étroite pour une paroisse aussi nombreuse. La vieille église romane est rasée et l'édifice actuel construit sur son emplacement. Le chantier dure dix ans, de 1892 à 1902. Commencé par l'abbé Pierre Gaymard, il est poursuivi par l'abbé Thivolle, resté célèbre pour le soutien musclé qu'il apporta aux maçons.
L'édifice, dessiné par l'architecte Tracol et réalisé par l'entreprise Jomaron de la Roche-de-Glun, demande deux campagnes de travaux. La nef, en majeure partie en pierre de Saint-Paul d'une belle couleur blanche, est construite en premier. A l'intérieur, on utilise la pierre de l'Echaillon pour certains chapiteaux et la pierre de Sauzet pour les marches du chœur.
La deuxième campagne de travaux, dont l'adjudication date de 1898, concerne la construction du clocher. Par mesure d'économie, on remplace la pierre de Saint-Paul par « de la pierre factice en ciment ».
Aujourd'hui, l'église Saint-Prix se dresse fièrement, remarquable à l'intérieur comme à l'extérieur par ses vastes dimensions et la belle couleur de ses parements.

Le château de Monteynard :

Les Sassenage ont fait élever à la fin du 15ème siècle une demeure désignée sous le nom de la rotonde de Montmusard, en remplacement du vieux château affaibli par les guerres féodales.
C'est dans la source proche de ce nouveau château que se fixa, selon la légende, Mélusine, la femme-serpent dont les Sassenage prétendaient descendre.
L'édifice actuel, avec sa grosse tour et ses tourelles, « n'a gardé de ses origines que son aspect général ».
Propriété de la famille de Monteynard depuis 1843, il ne se visite pas.

La légende de la fée mélusine :

Mélusine, originaire du château de Lusignan en Poitou, avait reçu de sa mère une étrange particularité : celle de voir le bas de son corps se transformer en serpent tous les samedis.
Elle se maria pourtant mais fit promettre à son époux de ne point la visiter le samedi... Le mari ne tint pas parole et Mélusine, surprise en pleine transformation, s'enfuit et se réfugia en Dauphiné. Elle y épousa un membre de la maison de Sassenage à qui elle donna un fils.
Mélusine partagea alors son existence entre les Cuves de Sassenage, qui étaient sa résidence habituelle, et le château de Montmusard à Montélier où elle faisait de fréquents séjours. On y montrait au 17ème siècle, dans un mur de l'édifice, le trou par où elle aimait faire passer l'extrémité de sa longue queue. Elle appréciait particulièrement les sources voisines du château qui prirent le nom de « Fontaines de Mélusine ».

Le château de Monteynard

L'église de Fauconnières

L'église de Fauconnières :

Le hameau de Fauconnières, distant du centre de Montélier d'environ trois kilomètres, fit édifier une simple chapelle en 1735. A la demande des habitants, une « succursale » est créée en 1777, avec la construction d'une église et d'un presbytère. Les travaux se montent à 500 livres qui sont fournies par une imposition exceptionnelle sur tous les paroissiens de Montélier. Mais il est bien noté que les habitants du hameau continueront eux-aussi à concourir aux réparations de l'église-mère. La cloche de Fauconnières est bénie par Mgr de Grave le 16 septembre 1787.
Unie à Montélier au Concordat, la paroisse de Fauconnières redevient une succursale le 12 janvier 1821. Elle n'a plus de curé depuis 1971 et elle est desservie depuis cette date par celui de Chabeuil.

Le vieux village :

Vestiges de la porte fortifiée : il en reste un seul pied-droit, en moellons de molasse et de tuf, sur un soubassement de gros blocs de calcaire blanc. La saignée de la herse, la gaine de la barre de bois, les gonds de fer et l'amorce de la voûte sont bien visibles. En arrière, on remarque le départ de la muraille bâtie en galets.
Les fortifications du village remontent au Moyen Age. Un acte de 1246 cite une maison dans le bourg près du fossé et un autre mentionne, en 1295, le vingtain, un impôt exclusivement réservé à l'entretien des remparts.
Longue de 642 mètres, large de 1,5 mètres, appuyée sur trois tours d'angle et six demi-tours, dotée seulement de deux passages, la Porte Inférieure et la Porte Supérieure, l'enceinte subsiste jusqu'au milieu du 18ème siècle. Souvent en mauvais état, elle doit être régulièrement réparée. Ces remparts servent alors uniquement en période d'épidémie, comme en 1720 au moment de la fameuse épidémie de peste de Marseille, où l'on surveille les entrées d'étrangers, depuis le corps de garde installé près de la Porte Inférieure.

Façade Renaissance : elle conserve de beaux encadrements, avec une fenêtre à meneaux, deux portails en plein cintre surbaissés, un linteau avec arc en accolade. La date dans un cartouche (1644) a été rajoutée postérieurement.
La rue de la Renaissance est l'ancienne Grand-Rue, déjà pavée en 1585.

Remploi (reliquaire ?) : dans un mur, une pierre sculptée présente deux fentes verticales, une ouverture circulaire et un personnage en buste. Il s'agirait de la face extérieure d'un reliquaire provenant d'une chapelle de Montélier.

 

Le vieux village

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